Ma démarche artistique
L'IA générative de musique ne fait que créer un nouveau style. Dans les années 70-80, les synthétiseurs ont bouleversé la création musicale : ils inventaient des sons en modulant les fréquences. Aujourd'hui, l'IA fait la même chose. Elle crée des sons comme un synthétiseur, elle génère des paroles comme un synthétiseur. La voix étant un son, une modulation de fréquences, l'IA devient à son tour un instrument. Un outil, ni plus ni moins. Comme il fut un jour plus simple de passer du clavecin au piano, puis du piano au synthétiseur.
Alors oui, mes chansons sont générées par l'IA. Mais il y a toujours une source d'écriture humaine. Les mots viennent de moi, de mon vécu, de mes émotions. Et même de mon ignorance des instruments et du solfège naît quelque chose d'intime et d'authentique.
J'ai l'intime conviction – et d'autres avant moi comme Leonard Bernstein l'ont soutenu – que la musique suit toujours la langue de l'artiste qui la compose. Dans le cas de l'IA générative, les mots portent déjà une mélodie, et leur enchaînement crée une musique : parfois fluide, parfois dissonante. Dans les deux cas, il est possible de varier la composition, d'enrichir ou d'appauvrir la mélodie.
Mon processus d'écriture n'est pas calculé. Les textes sortent de moi parce qu'ils doivent sortir. Et dans la manière dont ils surgissent, un rythme se dessine, une identité musicale se crée. Cette identité, l'IA la décode et l'interprète – d'une manière presque magique. Et chaque fois, je reste impressionné.
Dans mes œuvres, les idées et les textes expriment une part intime de moi. Je pars toujours d'un sujet, d'un concept, et j'essaie de l'amener en chanson. Un objectif : trouver l'universel. Une chanson qui parlera à tous, mais différemment à chacun, par la force des mots et de la mélodie.
Certaines chansons sont écrites pour les femmes. J'essaie alors de me mettre dans leur peau, de ressentir leur vécu. C'est un exercice difficile, mais précieux. Si parfois j'ai réussi à toucher un fragment de leur vérité, alors l'effort valait la peine.
Mais je ne suis pas seul dans cette aventure. Toutes les chansons n'ont pas été écrites à 100 % par moi-même. Elles sont parfois co-inspirées, parfois co-écrites. Merci à celles qui m'ont aidé et qui se reconnaîtront. Votre apport a enrichi ce voyage créatif et lui a donné encore plus de profondeur.
Je ne suis pas un musicien virtuose. Donnez-moi une guitare ou un clavier, je ne ferai pas de prouesse technique. Mais depuis l'enfance, la musique est un langage que je connais intimement. J'aime les belles mélodies. C'est mon style. J'aime la musique quand elle vous remue le ventre et tire de vous la substantifique moelle. Et si demain SUNO s'arrêtait, bien sûr je ne pourrais plus produire de chansons comme aujourd'hui. Mais j'écrirais toujours, comme je l'ai toujours fait, et comme vous avez pu le lire dans mes publications. L'écriture restera mon chemin, ma voix intérieure.
Écrire ces textes a généré beaucoup d'émotion en moi. Parfois de la joie, parfois de la douleur. Mais toujours avec ce sentiment que quelque chose de vrai passait à travers, même si ce n'est qu'un reflet de ce que d'autres ont pu vivre et partager.
J'espère que vous trouverez beaucoup d'émotion dans l'écoute de ces morceaux. Vos retours me sont précieux : j'apprends en faisant. Ce troisième album aspire à une ambiance plus calme, plus aboutie. Merci de l'accueillir avec bienveillance.
Et puis, en toute humilité : ce ne sont que quelques chansons. Un moment de vie, une proposition de voyage. Juste une invitation, sincère et simple, à partager un peu de musique et d'émotion.